Interview de Romane Rose

photo interview romane rose

Avant de commencer cette interview, une question très importante on se tutoie ou on se vouvoie ?

On se tutoie, le vouvoiement est réservé aux personnes avec qui je reste sérieuse, autrement dit pas grand monde J.

Je ne connais que très peu ton univers, peux-tu te décrire un peu plus pour que ton lectorat et tes futurs lecteurs arrivent à mieux te cerner ?

Exercice de haute voltige que tu me demandes là ! Me cerner ? Mon univers est multiple et possède de nombreuses facettes qui s’entrechoquent souvent, même si à la base, je me revendique romancière dans toute sa splendeur. J’abuse de clichés, d’amouuurrrr, d’humour parfois aussi, de ficelles plus grosses que celles d’un string et autres délires en tout genre.

L’écriture tient une place importante dans ta vie apparemment, peux-tu nous expliquer si tu as eu un déclic particulier, ce qui t’inspires et quels sont tes habitudes d’écriture ?

L’écriture a tenu à un moment particulièrement difficile une grande place dans ma vie en effet. C’était une bouée de sauvetage indispensable pour garder la tête hors de l’eau. À force, j’y ai pris gout et sur un coup de tête j’ai envoyé quelques tapuscrits à une maison d’édition après avoir lu un article sur Internet du genre « tentez vous aussi votre chance ». Je n’espérais rien du tout à l’époque, consciente que de concrétiser est proche du zéro. Lorsque j’ai reçu le mail m’indiquant qu’une histoire était retenue, j’en suis restée baba, mais pas cool du tout. Puis une deuxième et une troisième ont été retenues à leur tour en moins d’un an.

Pour l’inspiration, un mot, un article de presse, une émission télé ou radio, une rencontre, une conversation professionnelle ou pas, voire même des panneaux publicitaires et des idées farfelues se mettent en place. Je les note, si je ne les oublie pas, et je reviens les voir de temps en temps et j’y pioche des éléments de création.

Je n’ai pas d’habitudes d’écriture, même si je prends de trèèèès grandes résolutions à ce sujet… tous les matins pour finalement n’en tenir aucune ! lol. J’écris selon l’humeur ou l’envie. Sous la contrainte, je baille aux corneilles et ce que j’écris ne me convient pas. Lorsque mes doigts tapent plus vites que ma pensée, là, je sais que la machine est lancée. J’ai écrit parfois pendant 10 heures d’affilée avec des pauses pipi et sandwichs pour sustenter la bête. Je peux écrire partout tant que mon ordinateur est au taquet.

Tu as déjà à ton actif quelques livres, tu peux nous en parler un peu plus ???

J’ai pour l’instant cinq romances en publication, trois en maison d’édition chez Harlequin et France Loisirs et deux en autoédition.

Le premier est publié en numérique chez Harlequin (Harper Collins), une romance assez conventionnelle abordant les diktats familiaux imposés par le rigoriste puritain américain.

Le deuxième est une comédie romantique, publiée aussi chez Harper Collins, en numérique et papier, sous deux titres différents (hélas).

Le troisième était à la base une blague que je me suis faite à moi-même en décidant d’écrire de l’érotique pour m’amuser et évaluer les contraintes du genre. Je l’ai d’abord publiée sur Wattpad, la plateforme de lecture gratuite, avant de la proposer à la ME. Je me suis beaucoup amusé à l’écrire et les remarques de certaines lectrices m’ont beaucoup aidé. Il a été publié aux éditions France-Loisirs en papier et reste disponible en numérique.

Le quatrième est aussi une aventure Wattpad et une sorte de chouchou pour moi. C’est un mélange de comédie romantique érotique teintée de policier et de fantastique. Inclassable. Après un refus de la ME, l’envie de l’avoir pour moi en papier, parce que c’est mon chouchou m’a incité à me lancer dans l’auto-édition. Et j’ai donc la chance et la joie de l’avoir dans ma bibliothèque !

Le dernier était une aventure virtuelle aussi puisque c’était à la base une histoire publiée sur mon blog par amusement et pour occuper l’espace. Je l’ai aussi publié en auto-édition pour qu’il vienne s’installer à côté de son ainé.

Au moment de la sortie de chacun, ressens-tu des appréhensions, des doutes, de la joie ?

De l’appréhension et des doutes et un sentiment d’illégitimité très prononcé. Par contre, lorsque je tiens la version papier entre mes mains, j’en ressens de la fierté et une grande joie d’avoir mené un projet à bien.

 As-tu d’autres projets ? Dans le même univers ou serais-tu prête à sortir de ta zone de confort ?

J’ai en effet des projets, mais pas assez de temps pour les concrétiser. Je reste dans la romance parce que c’est un univers que j’apprécie et qui m’offre une liberté de choix. J’aime écrire pour me faire du bien avant tout, si en plus, cela permet aux lecteurs d’en ressentir à leur tour un peu de joie ou de bonne humeur, je ne vais pas me priver. Je me suis essayée au fantastique ou fantasy (je n’ai toujours pas compris la différence malgré des centaines d’explications lol), mais qui ne sera jamais publié.

Des livres, c’est souvent la collaboration avec de nombreuses personnes. Si tu avais des personnes à remercier, quelles seraient-elles ?

Travaillant seule sur tous les aspects de l’auto-édition, je remercierai principalement les lecteurs et lectrices, ceux et celles qui ont suivi et commenté mes histoires sur Wattpad et qui me soutiennent à chaque sortie. C’est le plus beau cadeau que l’on puisse faire à un auteur, c’est de le lire et d’en parler autour de soi, et encore mieux venir en discuter avec l’intéressé qu’on aime ou qu’on n’aime pas ses écrits. Ensuite, je remercie toutes les personnes qui sur les réseaux sociaux relaient les informations, participent au blog ou viennent simplement rigoler. Je ne nommerai personne en particulier de peur d’en oublier, mais je sais que chacune d’entre elles se reconnaitra.

Indice : Li, ClMa, Em, ML, Ma², Jc, Do, Pa, Euk, Va, Ga, ont quelques un.e.s toujours présents.

 

Un dernier petit quizz : si tu étais, tu serais…

  • Un animal : une girafe pour voir par-dessus la clôture de l’enclos
  • Un plat : un cochon farci parce que dans le cochon tout est bon
  • Un vêtement : rien, parce que nu, nous sommes tous égaux ou presque 😉
  • Un livre : La théorie du chaos de James Gleick, uniquement pour le titre J
  • Une musique : classique, la Moldau parce qu’elle me rappelle un être disparu
  • Un chanteur : une casserole, quand elles veulent, elles enchantent nos sens
  • Une boisson: l’eau, pure et limpide, source de toute vie

Un grand merci à toi pour ta disponibilité.

Merci à toi de prendre le temps de concocter ces interviews et de les publier pour nous permettre de nous faire connaitre et de montrer de la patience à notre égard.

Je te laisse le mot de la fin pour tes lecteurs :

Fin

(Un exemple flagrant de mon humour de toilettes… et je n’ai rien contre les toilettes, bien au contraire, je leur voue une passion inconsidérée J )

 

Lien Facebook page auteure

https://www.facebook.com/RomaneRoseauteur/

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Interview Jessica Miras

silence les enfants

Avant de commencer cette interview, une question très importante on se tutoie ou on se vouvoie ?
On se tutoie, non ? En plus, on se connait un peu pour s’être rencontrées au Salon du
livre l’année dernière. Tu t’en souviens ? Je croyais que tu avais fait une erreur.
Quand je t’ai rencontré à Paris l’année dernière, tu étais toute timide, peux-tu te décrire un peu plus pour que ton lectorat arrive à mieux te cerner ?
Ah ! Tu vois ? On y revient. En effet, je suis assez timide au début. Mais ce trait de
caractère disparait rapidement lorsque je connais la personne.
Je doute aussi beaucoup. Ce manque de confiance n’arrange pas mon côté timide.
Et à Paris, c’était un gros défi à relever pour moi : la sortie de mon premier livre, mes
premières dédicaces… J’avais une de ces peurs !

Tu es professeur des écoles, l’écriture tient donc une place importante dans ta vie, peux-tu nous expliquer si tu as eu un déclic particulier, ce qui t’inspire et quels sont tes habitudes d’écriture ?
En effet, j’enseigne le français aux collégiens. Forcément, j’essaie de leur transmettre ma passion pour la lecture et l’écriture.
Un déclic ? Honnêtement, je n’en sais trop rien. Ado, j’aimais écrire des paroles de
chansons. J’ai aussi eu ma période « journal intime » façon Bridget Jones !
J’ai réellement songé et commencé à écrire pendant mes années à la fac. Mais je
manquais de rigueur. Beaucoup plus tard, j’ai repris mes brouillons, je les ai lus à mon premier fils qui m’a encouragée à poursuivre et terminer Silence, les enfants !
Un rien m’inspire, une phrase qui vient se loger dans mon esprit, alors que j’essaie de dormir, les gens qui m’entourent, la vision d’une scène qui prend vie sans prévenir…
Pour écrire, j’aime le calme. J’attends donc le soir, quand ma petite tribu est couchée.
J’écris souvent avec de la musique classique en fond.
Tu as sorti ton premier livre il y a déjà plus d’un an. Au moment de la sortie, as-tu eu
des appréhensions, des doutes, de la joie ?
Pas encore ! Silence, les enfants ! fêtera son premier anniversaire le 15 mars. Je
n’oublierai pas cette date, car sa sortie a eu lieu pour le Salon du livre !
J’ai éprouvé tout ça à la fois : appréhensions, doutes, joie. Le combo gagnant ! Je crois
que je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie. Je me livrais sans pseudo, j’ai redouté les
critiques, j’ai craint de décevoir mes proches…C’était très particulier à vivre, j’oscillais entre plaisir et angoisse. Car malgré les doutes, je ne cessais de me rappeler que je l’avais fait ! J’avais mené à bout ce projet qui me tenait tellement à cœur !
La découverte de mon livre restera un magnifique souvenir. Je suis tellement fière de la couverture que je trouve magnifique !
As-tu d’autres projets ? Dans le même univers ou serais-tu prête à sortir de ta zone de confort ?
Silence, les enfants ! est classé en jeunesse, mais il s’adresse aux adultes aussi, comme tu as pu t’en apercevoir. Mon prochain roman sera une romance contemporaine. Et j’ai plein d’idées qui traînent dans des carnets, il ne me manque que le temps…
Un livre, c’est souvent la collaboration avec de nombreuses personnes. Si tu avais des personnes à remercier, quelles seraient-elles ?
Mon Dieu ! Il y en a tellement !
Mes éditrices, pour m’avoir fait confiance, ma correctrice pour ses précieux conseils, ma famille qui me soutient depuis toujours, mes proches qui croient en moi, mes copines « internet » qui sont devenues de vraies amies, les blogueuses qui prennent du temps pour me laisser leur ressenti…
J’ai écrit de longs remerciements à la fin de mon livre, car je ne voulais oublier
personne.

Un dernier petit quizz : si tu étais, tu serais….
1- Un animal : Un chien
2- Un plat : Un gaspacho
3- Un vêtement : Des chaussures, ça marche ? Parce que j’ai une collection d’une
certaine marque…
4- Un livre : C’est difficile de n’en choisir qu’un ! Et si c’était vrai de Marc Levy,
pour l’histoire magnifique et les mots si bien choisis. Le Petit Prince, pour ne
jamais oublier de regarder le monde avec des yeux d’enfant (j’ai triché, j’en ai
cité deux).
5- Une musique : Mistral gagnant, paroles et mélodie parfaites !
6- Un chanteur : Calogero
7- Une boisson : Le coca
Un grand merci à toi pour ta disponibilité.
Je te laisse le mot de la fin pour tes lecteurs :
Merci pour votre soutien, vos retours, vos encouragements et votre bienveillance à
l’égard de Silence, les enfants ! qui, comme beaucoup me l’ont fait remarquer, ne s’adresse pas seulement aux enfants. Beaucoup d’adultes ont apprécié de retrouver une part de leur enfance avec la nostalgie qui accompagne cette période. J’espère qu’il en sera de même pour tous les lecteurs qui décideront de partager un bout de chemin avec Madeleine et Tristan.
Mille mercis à tous ! Et merci à toi, Marilyn, pour ce joli moment !

Intimes connexions – Sonia Saint Germain

intimes connexions

Titre : Intimes connexions

Auteure : Sonia Saint Germain

Editeur : Libertine Editions

 

Ce livre est réservé à un public majeur averti

 

Résumé :

Elle est seule, libérée d’une relation toxique qui s’est dramatiquement conclue, elle n’a plus de Maître et en est heureuse.

Il est dans une relation difficile qu’il ne contrôle plus.

Ils se rencontrent sur les réseaux sociaux, de façon inattendue, presque par erreur.

Au fil des messages épistolaires, érotiques, sexuels, ils font connaissance, ils s’ouvrent l’un à l’autre, se confient, se livrent, au travers de récits sexuellement déviants et transgressifs. Naissent ainsi des connexions de plus en plus intimes, des sentiments inattendus.

Mon avis :

Je tenais tout d’abord à remercier l’auteure Sonia Saint Germain et Libertine Editions pour leurs confiances qu’ils m’ont accordée lors de ce service presse.

Patrick Suskind écrivait dans son chef d’œuvre « le parfum » : « l’intention des parfums est de produire un effet enivrant et séduisant ». Je pense que cette citation s’allie à la perfection avec le livre « intimes connexions ».

Dans un premier temps, je découvre la couverture : une femme assez dénudée, lovée seule sur son lit devant son ordinateur. Cela m’interpelle déjà. Que fait-elle ? Travaille-t-elle ? Discute-t-elle ? Avec qui ??

Je m’empresse de lire le résumé et déjà en le parcourant, mes sens sont en éveil…. Et je peux vous confirmer qu’ils le sont restés tout au long de ma lecture.

Sonia Saint Germain nous entraîne dans un monde méconnu, celui du BDSM…. Mais elle nous le présente tout en douceur, avec des échanges épistolaires très érotiques, qui se transforment très rapidement en des récits plus sexuels voir pervers.

Nara et Adam vont, à travers ces rencontres, se découvrir, s’apprivoiser. Ils vont se dévoiler sans aucune pudeur, sans aucune retenue dévoiler leurs passés respectifs….

Dans ce roman la place n’est pas à la  vulgarité, car la plume est douce, enjôleuse, très sensuelle.

On sent bien que l’auteure maîtrise son sujet avec des scènes très réalistes, peut-être vécues … Qui sait ?

Je vous laisse découvrir cette rencontre virtuelle hors du commun de deux êtres déboussolés par la vie, mais qui vont reprendre espoir petit à petit.

 

 

 

 

Reviens vite – Lily B.Francis

reviens vite.jpg

Titre : Reviens vite

Auteure : Lily B Francis

 

Résumé :

Trois personnages se croisent et changent le cours de leur vie à jamais. Sybille artiste reconnue qui se remet d’un drame personnel, Marc agent immobilier que la réussite ne rend pas heureux, et Constance mère de famille parfaite et dévouée. Et puis, il y a ce mot oublié dans la voiture : « Reviens vite ». Ce livre écrit en partie pendant le challenge international du NaNoWriMo est une réflexion et une expérience de lecture toute en émotion, sur la résilience après la perte. La perte d’un être cher, la perte de ses rêves de jeunesse, la perte d’un amour, la perte de soi…

Mon avis :

Je tenais tout d’abord à remercier l’auteure Lily B Francis  pour sa confiance lors de ce service presse.

Deuxième livre que je lis de l’auteure, j’avais déjà été bouleversée par « poussières de toi » que j’ai conseillé à de nombreuses amies, mais là, j’ai pris une claque magistrale car « reviens vite » c’est un gros coup de cœur 2019.

Le thème abordé : le deuil….celui qui vous prend aux tripes, celui dont vous n’arrivez pas à vous défaire, qui vous colle à la peau, qui vous brouille le cerveau…..celui qui vous empêche d’avancer….

Ce livre est poignant de vérité, la couverture nous met tout de suite dans l’ambiance et les premières pages ne font que confirmer que le mal-être des gens suite à un deuil va être le pilier central de l’histoire….

Nous voguons sur une dizaine d’années, avec des retours en arrière fréquents mais tellement nécessaires à la bonne compréhension de l’histoire, à la bonne acceptation des sentiments par lesquels les protagonistes vont passer.

Sybille, Marc et Constance….trois prénoms…. Trois personnes….liées à jamais par un bout de papier oublié dans une voiture : « reviens vite ».

La plume de l’auteure a encore pris de la maturité, elle est encore plus posée. On a du mal à avancer dans notre lecture, non par le style, mais par la douleur que l’on ressent car quand vous allez ouvrir ce livre, vous ne pourrez plus le lâcher et inconsciemment vous vous mettrez à la place des personnages….

Je finirai par une très belle citation de Victor Hugo : « Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis ».

Merci à toi Lily, et j’ai encore plus hâte de te rencontrer au Salon du Livre de Paris 2019 pour que l’on puisse converser de toutes les pépites que tu nous écris…

 

Rose noir – Jessika Lombar

rose noir

Titre : Rose Noir

Auteure : Jessika Lombar

Editeur : Estelas Editions

 

Ce livre est réservé à un public majeur averti

 

Résumé :

Décomplexante, sensuelle, et passionnée, cette histoire est peut-être la vôtre… Nue devant le miroir de la salle de bains, Katia, une jeune quadra timide, décide, sur un coup de tête de se débarrasser de l’épaisse toison qui protège son pubis. Révélant ainsi sa féminité, elle ne se doute pas encore qu’elle vient de libérer ses pulsions les plus inavouables. Avec Vincent, son amoureux de toujours, elle se découvre une nouvelle libido, plus forte, plus impérieuse. Mais, très vite, leurs ébats explosifs ne suffisent plus à la jeune femme. Poussé dans la spirale du plaisir, ce couple complice va s’initier au libertinage, et bousculera les codes. Jusqu’où nous entraîneront-ils ? Pour le savoir, ouvrez ce livre, et, à votre tour, laissez Katia et Vincent vous guider dans leur univers en Rose et Noir…

Mon avis :

Premier livre de Jessika Lombar que je lis, je vous conseille de prendre suffisamment d’air avant de commencer votre lecture…. En effet, vous allez découvrir un huis-clos livresque tout autant palpitant qu’érotique…

Je n’avais eu que des bons échos de la plume de l’auteure mais je ne pensais pas pouvoir être envoutée de la sorte.

J’ai lu son livre d’une traite tellement j’ai été absorbée par l’histoire de Katia et Vincent, une histoire qui pourrait arriver à n’importe quel couple à l’aube de la quarantaine.

Sans aucune vulgarité de vocabulaire dans le récit, Katia et Vincent nous font découvrir le monde du libertinage avec toutes ses facettes, bonnes ou mauvaises selon les endroits ou les personnes rencontrées.

L’auteure nous plonge dans une spirale érotique, qui monte crescendo vers des plaisirs inavoués et surtout inavouables.

Katia est vraiment le personnage central de l’histoire, on ressent vraiment plus les émotions de la quarantenaire.

Même si Vincent, son compagnon, fait partie prenante du décor, je l’ai trouvé plus en retrait, un peu plus voyeur aussi certainement…. Mais tout cela pour le plaisir de sa belle….

Dans quelques jours, j’aurai la chance de rencontrer l’auteure au Salon du Livre de Paris 2019 et je n’ai qu’une hâte découvrir son second roman….et la féliciter de vives voix pour Rose Noir….

Interview de Sonia Saint Germain

photo sonia st germain

Avant de commencer cette interview, une question très importante : on se tutoie ou l’on se vouvoie ?

 

Bonjour, merci de m’inviter, je suis très heureuse de participer à l’interview de Frénésie Livresque.

On se tutoie bien volontiers.

 

Tu sors ton premier livre dans quelques jours, peux-tu te décrire un peu plus pour que ton lectorat arrive à mieux te cerner ?

 

Je suis issue du milieu austère et très matériel de la finance. Je suis une rêveuse malgré cela, la tête dans les nuages et dans mes songes fantasmagoriques j’ai toujours aimé écrire. Je m’épanouis ainsi en apprenant à écouter mon cœur, en imaginant des histoires d’amour et de sexes débridés. J’aime poser, de manière évidente, des mots sur des émotions vécues, ou pas…

 

L’écriture tient-elle une place importante dans ta vie ? Peux-tu nous expliquer si tu as eu un déclic particulier, ce qui t’inspire et quelles sont tes habitudes d’écriture ?

 

Oui sans aucun doute, l’écriture a toujours eu une place dans ma vie et cela depuis mon adolescence, j’ai toujours dans mon sac un carnet que je noircis quasiment au quotidien d’idées, de notes, de projets, etc. Il m’est très précieux. Je le consulte lorsque j’écris des nouvelles, ou un roman. J’y retrouve le fil de mes raisonnements, de mes envies et tous ces sentiments restés enfouis, comme dans une boite dans laquelle on y a mis des secrets, dont je peux enfin ouvrir le couvercle. Ce carnet est ma boite à mystères.

Le déclic d’écrire un roman est venu de ma « liberté » intellectuelle. Je m’explique : il y a quelques années, après un évènement douloureux, je me suis dégagée de certaines obligations, de certains diktats, le moment était venu pour moi de dire ou de faire ce dont j’avais envie, ce dont je rêvais.  Je voulais écrire sur la sexualité, celle que j’aurai voulu avoir, sur mes envies et mes fantasmes. Dès les premiers chapitres, je me suis sentie libérée de ce poids qu’est la honte ou de cette pudeur quant à parler de sexe.

 

Tu as choisi le monde du BDSM pour ton premier livre, une raison particulière ?

 

Mon roman est avant tout une histoire d’amour dont l’intrigue se déroule dans le monde fascinant qu’est le bdsm.

Il a tant à dire et à écrire. Cet univers m’a toujours attiré comme un aimant. Cela m’est apparu comme une évidence d’écrire sur le sujet.

 

Nous sommes à cinq jours de la sortie, tu as des appréhensions, des doutes, de la joie ?

 

Depuis quelques jours, je m’endors avec un sentiment de joie intense, il n’est pas donné à tout le monde d’être édité. Ce roman est comme mon enfant qui grandit sous ma protection et dans cinq jours, il ne m’appartiendra plus et sera soumis aux regards des lecteurs. Certes, j’ai des doutes et des appréhensions, mais je ne veux pas qu’ils prennent le pas sur ce moment de bonheur.

 

 J’ai vu que tu serais présente pour le Salon du Livre de Paris, tu veux nous en dire plus ?

 

C’est pour moi la plus belle des récompenses. Être présentée enfin en tant qu’auteure !

Le Salon du livre est un rêve qui s’accomplit. Je suis très fière d’y participer. J’ai l’impression d’être dans la cour des grands.

 

As-tu d’autres projets ? Dans le même univers ou serais-tu prête à sortir de ta zone de confort ?

 

Écrire sur le bdsm c’est déjà sortir de ma zone de confort crois-moi ! Je vais poursuivre sur mon élan. Un recueil de nouvelles illustrées est à la correction. J’espère sa sortie pour la fin de l’année, et la suite « d’Intimes Connexions » en écriture.

 

Un livre, c’est souvent la collaboration avec de nombreuses personnes. Si tu avais des personnes à remercier, quelles seraient-elles ?

 

Mon compagnon de vie, pour sa patience. Je n’en dirai pas plus.

J’ai aussi eu la chance de faire de très belles rencontres, des personnes qui m’ont encouragée et aidée elles se reconnaitront ; je les en remercie vivement. Mais plus particulièrement il y a :

Maryline, pas seulement pour son coaching, mais aussi pour son écoute et sa grande confiance en moi.

Julie-Anne de Sée qui m’a prodigué ses conseils avisés d’auteur, et offert de son temps précieux.

Mitsou Ko qui me donnait des coups de fouet (métaphoriquement je te rassure), pour me remettre sur pied, lorsque je faiblissais, et qui à réalisé tous mes visuels et flyers avec talent.

 

Un dernier petit quizz : si tu étais, tu serais….

  • Un animal : un chat : j’aime son indépendance, son apaisante douceur.
  • Un plat : Je suis italienne, donc j’aime les pâtes sous toutes ces formes, j’en mangerais tous les jours.
  • Un vêtement : Un serre-taille. J’adore avoir la taille affinée par cet élégant dessous, que je peux porter aussi par-dessus une robe.
  • Un livre : le Parfum de Patrick Süskind
  • Une musique : J’ai des goûts musicaux très éclectiques. Mais j’aime particulièrement le Jazz.
  • Un chanteur : Ella Fitzgerald
  • Une boisson: La margarita : pas la pizza, le cocktail …

 

Un grand merci à toi pour ta disponibilité.

 

Merci à toi

 

Je te laisse le mot de la fin pour tes lecteurs :

 

J’espère qu’ils prendront autant de plaisir à lire mon roman que j’ai eu à l’écrire. J’espère qu’ils seront nombreux à venir me voir au Salon du Livre, car, je veux les connaitre, je veux leur parler, je veux les remercier.

Pour finir, je reprendrai une citation de Christian Bobin qui fait écho en moi : écrire c’est dessiner une porte sur un mur infranchissable, et puis l’ouvrir.

J’ai la chance d’avoir pu ouvrir cette porte ….

 

Page auteure : https://www.facebook.com/Sonia-Saint-Germain-Auteur-2589669571048529/

Brown sugar – Eva Adams

brown sugar 2

Titre : Brown Sugar – Descente en enfer (dark BDSM)

Auteure : Eva Adams

Editeur : Evidence Editions

 

Ce livre est réservé à un public majeur averti

 

Résumé :

Elle est tout ce que j’ai. Elle détient au creux de ses reins mon existence. Je lui dois tout. Je serais prêt à tout pour elle. J’ai déjà usé de force, de menaces et je serais prêt à tuer s’il le fallait. Personne ne l’aura, elle est à moi et elle le sait. Pourtant, elle ne peut s’empêcher d’aller se faire baiser ailleurs. Pourquoi ? J’ai cherché des réponses longtemps. Je n’ai trouvé que des pleurs et de la détresse. Je me suis retrouvé devant une femme en manque. En manque de sexe, en manque de violence, en manque d’amour. Je ne serai jamais les autres. »

Huitième livre de Eva Adams, entrez dans un monde obscur où l’amour a raison de tout.

Mon avis :

Eva Adams est pour moi l’auteure incontestée du dark BDSM……et avec son huitième livre…..elle ne déroge pas à la règle.

J’appréhendais beaucoup ce livre car Eva Adams avait prévenu ses lecteurs que Brown sugar était dur, plus dur que ses autres romans…… allais-je réussir à le finir ? ne serait-il pas trop dur pour moi ????

Au départ, j’ai été très surprise par l’anonymat du personnage et par sa masculinité : et oui l’auteure a décidé de se mettre dans la peau de l’homme et de cacher le prénom de son personnage….. ce fut très déstabilisant…..

Et puis, plus j’avançais dans les pages et plus je tremblais….oui vraiment tremblais….. car j’avais mal pour les protagonistes…..pas un mal physique mais un mal psychologique….. leur amour n’a aucune limite, ils le vivent pleinement, avec souffrance, douleur…… mais un amour unique pleine de passion et de tensions…..

Ce huitième livre d’Eva Adams m’a bouleversée par sa trame où l’on découvre deux âmes sœurs, deux écorchés de la vie……. Accrochez-vous par contre, car Eva Adams nous a prévu un final détonant….

Merci Eva Adams de nous permettre par ta plume de découvrir d’autres horizons !!!!!