L’aube du diable – Arnaud Zuck

Titre : L’aube du diable

Auteur : Arnaud Zuck

Editeur : Editions Ex-AEquo

Résumé :

Un récit glaçant qui décrit les évènements qu’une paroisse a connus en 1956.

1956. L’Église catholique découvre, révulsée, le crime de sang hors norme commis par l’un des siens, jeune curé d’une trentaine d’années. Revivez de l’intérieur ce drame humain authentique et bouleversant, enfin romancé !

Jeune prêtre charismatique au charme inimitable, l’abbé Henri Breger, est vénéré par ses fidèles. Avec son style moderne, il réveille, dans une presque idylle, la vie de la paroisse encore meurtrie par les récentes blessures de la guerre achevée une décennie auparavant. Mais… dans l’ombre de son dévouement, entre les prônes et les confessions, le rock’n’roll et les fêtes du village, le père Henri partage avec ses paroissiennes éperdues bien d’autres plaisirs.

Pris à son propre piège, l’abbé va s’acharner à étouffer un secret qui le dévore, susceptible de le conduire à sa perte… Il s’apprête à commettre l’horreur insoutenable, proche de le mener à l’échafaud.

L’Aube du diable ravive, dans ses moindres détails, un souvenir déchirant qui continue de glacer le sang, 65 ans après. On assiste, impuissant, à la dérive de la raison jusqu’à l’éclosion du mal…

Plongez-vous dans ce roman, à cheval entre la fiction et le fait divers et comprenez enfin ce qu’il s’est réellement passé en 1956.

Mon avis :

Je tenais tout d’abord à remercier les éditions Ex-aequo pour leur confiance lors de ce service presse.

Depuis la nuit des temps, le diable porte d’innombrables noms : Lucifer, le prince des ténèbres, Satan et bien d’autres. Mais dans le roman d’Arnaud Zuck, il prend le nom de l’abbé Breger.

Pourtant, bons nombres de paroissiens auraient donné le bon dieu sans confession à ce jeune prêtre, bien propre sur lui, moi la première !

Je ne connaissais pas ce fait divers et cela m’a permis de rentrer dans ma lecture encore plus en profondeur, en ne sachant pas ce que j’allais découvrir. J’ai tourné les pages une à une, en les dévorant pour certaines, puis d’autres plus doucement ayant peur de lire l’innommable.

Car il faut bien l’avouer, ce roman m’a beaucoup perturbé. Encore aujourd’hui, j’ai mis du temps à poser mes mots sur le papier, voulant croire que j’avais rêvé ce livre, que l’être humain ne pouvait pas devenir aussi abject… et pourtant…. La vérité est sous nos yeux… dans ces pages que l’auteur a noircies d’une plume captivante.

Arnaud Zuch nous relate avec beaucoup de patience, moults détails de ce fait divers tragique avec un petit clin d’œil à la ville de Bourg en Bresse, chère à mon cœur.

Si parfois, la plume de l’auteur nous entraîne dans les délices de la frivolité, il nous ramène vite à la triste réalité de l’âme humaine se noyant dans les fanges de l’immoralité.

Mais comment un homme d’église peut-il autant trahir la droiture de son serment ? Au fil des pages, on découvre un homme d’un machiavélisme édifiant, qui vendrait père et mère pour sa propre vérité, ses propres dogmes qu’il s’est construit dans sa tête.

Avocat de métier, l’auteur a un langage soutenu, qualité qui se perd de nos jours et que j’ai trouvée très appréciable dans ma lecture.

Je remercie l’auteur de nous avoir livré cette histoire glaçante d’effroi, elle restera gravée dans mon esprit pendant de longues années et je vais de ce pas me le procurer en papier, car cette histoire doit être relayée.

Le mal peut être partout, même dans les endroits les plus pieux de la terre.

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